< Reculer Table des Matières Suivant >
EnglishEN

Le premier navire à vapeur, mis à l’essai en 1807, était considéré comme une « merveille du siècle ». Cependant, on continua à perfectionner et à améliorer la technologie de la vapeur et on arriva à construire un puissant moteur à vapeur qui, monté sur la coque d’un bateau à faible tirant d’eau, actionnait une roue à aubes arrière ou deux roues latérales permettant au bateau de se déplacer. Dans plusieurs parties du monde, ce type de navire à vapeur inaugura une nouvelle forme de transport fluvial.

Comme son nom l’indique, le bateau à vapeur est équipé d’une chaudière qui chauffe de l’eau et la transforme en vapeur sous pression. La vapeur produite est dirigée par des tuyaux vers le moteur qui transforme l’énergie thermique en énergie mécanique. Le moteur est composé d’un gros cylindre fermé dans lequel un piston se déplace dans un mouvement de va-et-vient suivant la direction de la pression de vapeur à chaque bout du cylindre. Un vilebrequin et une bielle reliés à la roue à aubes transforment le mouvement rectiligne alternatif du piston en mouvement de rotation de la roue.

L’espace situé entre le pont inférieur et la coque des bateaux à aubes étant très réduit, il fallait installer une grande partie du système mécanique sur le pont. On disposait les chaudières et les pistons à l’horizontale en fonction de l’espace disponible. Sur les gros bateaux, les machines et la réserve de bois à brûler occupaient presque tout l’espace du pont inférieur de sorte qu’il fallait construire un autre pont pour accueillir les membres d’équipage et les passagers.

Le pilote dirigeait le bateau à partir de la timonerie, d’où il pouvait repérer les hauts-fonds et les débris d’arbres et manoeuvrer afin de les éviter.