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Les membres de la Première nation de Carcross/Tagish se rassemblaient à Tagish et à l’embouchure de la rivière McClintock pour faire du troc et pour pêcher, et ils campaient près de la rivière Natasaheen à l’époque de l’année où les caribous des bois la traversaient pendant leur migration.

La ruée vers l’or du Klondike a entraîné de profonds bouleversements dans la région du fait de l’abattage intense des arbres pour construire des bateaux et, plus tard, des traverses de chemin de fer et des barges. Comme les bateaux à vapeur étaient équipés de chaudières à bois, il fallut aussi établir des chantiers forestiers sur les berges des lacs pour approvisionner les bateaux en combustible. La croissance de la population et le développement en général ont eu des effets défavorables sur les caribous de la région, et la harde a fini par quitter le secteur.

La rivière Natasaheen et le lac Nares se prêtaient encore bien à la pêche et à la chasse au gibier à plumes, et les nouvelles possibilités d’emploi attiraient les gens du coin. C’est ainsi que Johnnie Johns devint un pourvoyeur de renom mondial; de nombreux guides autochtones travaillèrent d’ailleurs dans son entreprise.

Les sociétés de bateaux à vapeur embauchaient des gens de la région comme hommes de pont et les camps de bûcherons employaient des travailleurs saisonniers qui pouvaient quand même passer la majeure partie de l’année à s’adonner à d’autres occupations. Les bateaux à vapeur faisaient des arrêts à des camps de pêche sur les berges des lacs pour se procurer le poisson frais qui figurait au menu raffiné de leur table. C’est ainsi que pendant l’été 1931, une femme a gagné entre 300 et 400 $ en vendant du poisson au Tutshi.